Formation l’approche tissulaire I
Découverte de la conscience corporelle

Durée

32 heures réparties sur 4 jour(s)

Organisme de Formation

ATO

Prise en charge

Formation prise en charge par le FIF-PL (uniquement pour les ostéopathes)

Objectif de la formation

Les points positifs le plus souvent évoqués par les participants aux stages :

  • Meilleure compréhension de la vie, du vivant et de ses difficultés face à l’adversité.
  • Découverte ou amplification de l’importance de la présence, de l’intention et de l’attention.
  • Amélioration parfois considérable de la palpation, résolution de nombreux problèmes à ce niveau.
  • Découverte de nouvelles techniques ou plutôt d’une nouvelle manière de les pratiquer.
  • Élargissement du spectre et de l’efficacité thérapeutiques (meilleure gestion de la globalité).

Pré-requis

  • Diplôme d'ostéopathe (étudiant en 5ème année d’un collège agréé d’ostéopathie accepté)

Moyens pédagogiques

  • Supports de cours numériques ;
  • Présentation Powerpoint ;
  • Pratiques dirigées entre les apprenants ;
  • Exercices en autonomie

Modalités de contrôle des connaissances

À l'issue de la formation, l'apprenant devra remplir en ligne depuis le compte YGY for YOU qui lui a été créé lors de son inscription :

  • Une évaluation des acquis permettant de vérifier qu'il a bien compris et acquis les compétences souhaitées ;
  • Un questionnaire de satisfaction afin de faire part des conditions et de sa satisfaction quant à la prestation de formation fournie.

Une attestation de formation sera délivrée à l'apprenant attestant du suivi de la formation et de l'acquisition des compétences.

Programme

Les paramètres objectifs de la communication

Le chemin a commencé à s’ouvrir lorsque j’ai accepté d’aller dans la structure, c’est-à-dire de « rentrer », ce qui était réprouvé par mes enseignants et que je m’étais donc interdit. J’ai alors découvert un monde de perceptions étranges, ne correspondant absolument pas à ce que l’on me demandait de sentir (flexion/extension et rotations externe et interne des structures crâniennes), mais qui, lorsque je faisais confiance à ce que je percevais, menaient à des changements perceptibles dans les tissus des patients et bien souvent aussi, dans leur état.

Ainsi sont nés les paramètres objectifs de la palpation : densité, tension et vitesse. Longtemps, je m’en suis satisfait. Ils menaient à l’efficacité.

Les paramètres subjectifs

Puis, je découvris que les tissus des patients étaient sensibles à la qualité de ma présence, et aussi à la localisation de mon attention et enfin, à l’intention qui m’animait au moment d’entrer en contact. Présence, attention et intention sont devenus les paramètres subjectifs. Ils m’ont permis d’affiner considérablement la qualité de ma palpation et aussi des résultats thérapeutiques chez les patients.

La conscience corporelle

Trop heureux de progresser dans ma relation aux tissus du patient et dans mon efficacité de praticien, je ne me posais pas trop de questions : j'utilisais ce qui fonctionnait.

Mais j’ai fini par trouver étrange que des structures que je considérais (en fonction de mon éducation et de mon savoir) comme essentiellement matérielles soient sensibles à la présence, à l’attention et à l’intention.

Aidé par Becker et à sa proposition de philosophie cellulaire j’en vins à imaginer que les tissus corporels vivants pouvaient être doués de conscience. Mon idée folle à moi en quelque sorte... Le plus dur fut d’accepter l’idée. Mais comme le dit Coluche, « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites ! » Ainsi s’est progressivement développé le modèle du corps conscient ou fait de consciences.

Il a fallu, bien entendu, définir la conscience. Parce que de toute évidence, les consciences corporelles ne sont pas comparables à la conscience sophistiquée de l’homo sapiens.
Je ne sais toujours pas si cette idée de conscience corporelle est vraie, mais le modèle fonctionne, c’est la raison essentielle pour laquelle je continue de l’utiliser.

La rétention

Il a fallu ensuite comprendre (ou modéliser) pourquoi des zones corporelles devenaient plus denses, moins répondantes à la communication.
Ainsi s’est développé le concept de rétention : une structure corporelle (faite de consciences), face à l’adversité, a tendance à réduire sa communication et à se replier sur elle-même, ce qui crée justement la densité, la tension et l’inertie que les mains perçoivent.

L’organisation du cas ostéopathique

Puis, à partir de la modélisation de la rétention, il est devenu possible de concevoir comment pouvait se créer et se développer un ensemble de rétentions/adaptations au sein du système corporel, ensemble qui conduit à la création du « cas ostéopathique » tel que nous le comprenons.

Un modus operandi

Enfin, une fois compris (ou plus exactement modélisé) la création et le développement du cas ostéopathique, il a fallu trouver un chemin pour aider le patient à s’en libérer.

Le développement de ces rétentions/adaptation crée très rapidement une inextricable complexité, inhérente à l’histoire personnelle du patient, et donc totalement personnelle, défiant toute systématisation intellectuelle du praticien.

Les réponses quant au chemin à prendre pour débrouiller le cas ostéopathique sont donc dans la structure même du patient et non dans la tête du praticien.

Le modus operandi ou mode opératoire est le système développé pour aborder le cas du patient, le débrouiller afin d'y découvrir les informations pertinentes concernant sa libération.

Le modus operandi est un chemin, ou plus exactement une manière de cheminer (parce que le chemin n’est pas connu d’avance, mais s’ouvre progressivement au fur et à mesure du déroulement de la séance), mais il comporte également un ensemble de techniques permettant de déblayer les obstacles au moment opportun.

Voilà l'ensemble des points abordés lors des quatre jours de formation de niveau 1 d’approche tissulaire.

Planning des sessions de formation